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Un stage au bout du monde…

Marion, étudiante en deuxième année de BTSA Anabiotec, partage avec vous son expérience…

Le bout du monde, c’est un peu exagéré, disons plutôt de l’autre côté de l’océan Atlantique, plus précisément au Canada dans la partie francophone. Un an et demi, c’est le temps qu’il m’aura fallu pour trouver ce stage, le stage qui a changé mes perspectives d’avenir et ma vision du laboratoire. Les recherches sur internet, sur les sites des laboratoires… tout le monde connaît ça. Les attentes interminables, les relances par mail, l’envie de baisser les bras, mais au final ça en vaut la peine. Etre accepté pour un stage à l’international, c’est acquérir une expérience en or pour enrichir un CV.

Un parcours qui en vaut la peine…

Attention, il y a beaucoup de démarches pour partir au Canada et croyez-moi, cela n’a pas été facile. Afin de profiter de cette opportunité, il vous faut un passeport valide pendant toute la durée de votre stage à l’étranger. Celui-ci vous sera très utile pour la suite des démarches notamment pour la demande du permis de travail, de votre AVE et auprès des organismes qui proposent des bourses (OFQJ, DRAAF, Champagne-Ardenne…). Tout en continuant dans les démarches, il est nécessaire d’obtenir une bonne couverture mutuelle à l’international avant de faire votre demande pour le permis de travail.
Et enfin, c’est parti on prend l’avion et on s’envole pour Montréal. A l’arrivée sur le sol Canadien, on passe la douane, puis on essaie d’atténuer le décalage horaire (-6 heures) et de s’habituer à des températures auxquelles, nous les français, ne sommes pas habitués.

Des gens très accueillants…

Après quelques jours sur le sol canadien, on se rend vite compte que les gens sont très accueillants, très aimables, et qu’ils ont une ouverture d’esprit propre au Canada. Arrivé sur le lieu de stage, on comprend rapidement qu’il y a une proximité entre l’étudiant et le professeur. Au Canada, nous pouvons, c’est même conseillé, tutoyer les personnes même lorsqu’il s’agit de professeurs.

Grand froid et langue, un temps d’adaptation…

Il est nécessaire aussi d’apprendre certains termes de vocabulaire qui diffèrent du vocabulaire français. Par exemple : un classeur au Canada est une petite armoire et un cartable au Canada correspond à un classeur en France. Il faut donc un petit temps d’adaptation…
Concernant les températures, je vous avoue qu’arriver en plein hiver peut surprendre, la température moyenne s’élève à -15°C et il faut mieux être équipé. Effectivement, les températures dépassent rarement 0, et certains jours nous pouvions atteindre les -40°C ressenti. Nous avons également eu beaucoup de neige et de tempêtes.
Ce qui diffère de la France également ce sont les prix, il faut savoir qu’au Canada les taxes se rajoutent seulement à la caisse donc même si cela est moins cher que chez nous, il vous faudra rajouter 15% sur le prix affiché. De plus, les 15% sont également applicable en pourboire, si vous allez manger ou boire un verre dans un bar ou restaurant, il est conseillé de donner 15% de pourboire sinon vous ne risquez pas d’être servi la prochaine fois que vous viendrez.

La recherche scientifique, une découverte…

J’ai eu la chance d’effectuer mon stage dans une université de recherche, l’Institut Armand Frappier – INRS . Ce stage en immersion dans la recherche scientifique fût révélateur. J’ai eu la chance de côtoyer des étudiants qui m’ont aidé dans mon choix de carrière. Le domaine de la recherche scientifique étant peu développé en classe de BTS, ce domaine m’était inconnu. Durant mon stage, j’ai été très encadré, ma maître de stage étant toujours à l’écoute et disponible pour répondre à mes questions. Mes horaires étaient très flexibles, car à l’INRS, ils nous laissent beaucoup d’autonomie.

Notre logement à Laval…

Réussir à se loger à l’étranger peut vite devenir un casse-tête. J’ai eu la chance de trouver un logement en colocation avec un camarade de classe Joshua. Nous avons trouvé un petit studio proche de l’INRS, notre lieu de stage. En effet, à 35 minutes à pied ou 10 minutes de bus, notre studio à Laval avec AirBNB était l’endroit parfait. Proche des moyens de transports locaux : métro, bus, navette, … nous avions de quoi nous déplacer en cas de tempête de neige.

Partir à deux, du partage et du soutien…

Se retrouver de l’autre côté du monde, ou, dans un pays étranger, c’est toujours mieux à deux. Cela a un côté rassurant mais aussi encourageant car partir dans un pays où l’on ne connaît personne peut faire peur. De plus, il est plus agréable et aisé d’être à deux pour visiter et se familiariser avec cette nouvelle culture. Et, financièrement, c’est un avantage. C’est aussi un point de repère dans les moments « difficiles ».

Partir à l’étranger pendant ses études est le meilleur moyen de découvrir d’autres cultures, de tisser des liens, d’améliorer son expérience… C’est un point positif dans le CV pour ceux qui envisagent la poursuite d’étude ou ceux qui vont rechercher un emploi. Effectuer un stage à l’international vous donne une réelle valeur ajoutée et est un enrichissement personnel certain.

Marion V., étudiante en 2ème année de BTSA Anabiotec


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